Dans la peinture, le temps se découpe. Il y a le recul, la transe. La main laisse place à tout le corps. Dans le contexte de l’atelier, qui est pour moi comme « la cuisine » je fais appel à la photographie et à la vidéo qui sont, pour moi, plus des « ingrédients » que des medias.
Enfin il y a le sujet ou le thème de ma peinture ou le « c’est quoi ça ? »
ça peut être la dernière scène du film Volte-face,
ça peut être le sourire de ma banquière,
ça peut être la femme de ménage qui nettoie le sol du musée où sont exposées les œuvres des futuristes italiens,
ça peut être des extincteurs qui brûlent,
ça peut être cette femme qui oblige son gamin à poser pour un peintre à Montmartre en appuyant sur sa tête,
ça peut être le générique du film Zombie Honymoon,
ça peut être les sirènes du mercredi,
ça peut être Goldorack,
ça peut être les images télé à la fin des programmes,
ça peut être la facturation des matériaux de peinture
ça peut être moi déguisé en moi….
Ça peut être des petits gamins qui s’amusent avec un pistolet en jouet à la roulette russe
Toutes ces scènes et d’autres que j’ai oubliées en écrivant ce texte
Tout ça reste malgré tout un prétexte pour dessiner et peindre



